Florence Méaux - Directrice du Studio Raspail

Ce qui m’a marquée en échangeant avec Florence Méaux, c’est sa fidélité. Tombée dans le théâtre en CE2, quand sa maîtresse lui fait jouer du Molière, elle ne quittera plus les plateaux, à côté d’un parcours professionnel qui n’a rien de culturel. Normale sup, Orange, la Cour des comptes, l’AFNOR, puis Matignon, pendant huit ans. Partout, elle aime tracer un sillon : rester deux ans à un poste, dit-elle, elle ne sait pas faire. Depuis l’adolescence, elle rêve d’un lieu, et par un hasard qu’elle préfère appeler un rendez-vous, c’est Orange, son tout premier employeur, qui possède le théâtre qu’elle finit par trouver. Aujourd’hui, elle dirige le Studio Raspail, salle Art Déco inscrite aux Monuments Historiques et bâtie à l’origine par Helena Rubinstein, rénovée après des travaux achevés en mai 2026. Elle raconte ce que l’expérience accumulée lui a permis de réaliser, l’autorité qu’il faut pour être crédible sur un chantier quand on est une femme, et pourquoi il faut être à la fois conscient et inconscient pour se lancer.

­Est-ce que tu peux me parler de ta première émotion artistique ?

Mon premier souvenir conscient remonte au CE2 dans une école primaire de Draveil une petite ville de l’Essonne, quand ma maîtresse d'école nous a fait jouer des extraits d’une pièce de Molière. Je ne me rappelle plus laquelle exactement, mais ça devait être Le Bourgeois gentilhomme, Les Fourberies de Scapin ou Les Femmes savantes. Elle s’appelait Madame Grimal. C'était une institutrice d’un certain âge, autoritaire et pleine d’énergie : pour faire jouer du Molière à des élèves de CE2, il fallait de l'ambition. J’étais éblouie, je pense que je suis tombée dans le théâtre à ce moment-là.

Comment as-tu cultivé cette découverte ensuite ? Tu es allée vers d'autres esthétiques progressivement ?

Je suis intéressée par tous les arts : les arts du spectacle vivant, mais aussi la littérature, la peinture, la sculpture, le cinéma bien sûr... J'ai eu des professeurs de latin remarquables au collège et au lycée, qui m'ont emmenée à Rome et fait découvrir la culture gréco-romaine. Mes parents étaient instruits, mais venaient de milieux où l'art et la culture restaient des luxes auxquels ils n'avaient pas un accès naturel. J'ai fait du théâtre très tôt, au collège puis au lycée, et j'ai continué dans mes études supérieures en participant à la création d'une troupe d'anciens normaliens. J'ai joué toute ma vie, modestement, pour le plaisir d'être sur un plateau et de partager.

Le théâtre a été un fil rouge, à côté d'une carrière qui n'était pas dans le domaine de la culture ?

Exactement. J'ai eu une carrière assez diverse, hors du secteur culturel : après Normal sup et Télécom Paris, je suis entrée chez France Télécom Orange. J’ai ensuite rejoint l’Etat en tant que rapporteure à la Cour des comptes, où j'ai été intégrée comme conseillère référendaire après quelques années de service. En 2006, je suis revenue au monde de l’entreprise en tant que directrice générale de la filiale certification du groupe AFNOR. Je suis restée longtemps dans chacune de mes fonctions. Rester seulement deux ans dans un poste, je ne sais pas faire, je suis quelqu’un de passionnée qui aime tracer un sillon. Une transformation, c'est deux ans pour avoir de premiers résultats, et plutôt sept à neuf ans pour aller au bout.

En 2014, l’administration est revenue vers moi pour me proposer de m'occuper de la mission cadres dirigeants à Matignon, une structure de « Talent Management » comme on dit dans les entreprises qui n’existait pas encore dans la fonction publique. Une autre grande passion professionnelle, pendant huit ans encore.

Quel est le lien entre tous tes postes, entre la Cour des comptes, l'AFNOR et la mission des cadres dirigeants ?

Je dirais : la transformation des organisations. J’aime bien rendre un objet dans un état différent de celui dans lequel on me l'a confié. À la Cour des comptes, on doit ainsi exercer un regard affuté pour détecter ce qui ne va pas et formuler des recommandations. Je pense avoir la capacité à voir rapidement ce qui pourrait fonctionner mieux et mes années passées à la Cour m’ont beaucoup entrainée à cela. Dans mes expériences suivantes, j’ai mis cela en pratique de façon opérationnelle. La transformation, c’est aussi celle des personnes : pour transformer les organisations il faut être capable de se transformer soi-même. J'ai toujours eu un vif intérêt pour le management et l'accompagnement, pour aider les gens à progresser, à donner la meilleure version d’eux-mêmes. C’est incroyable ce dont les personnes sont capables quand on les investit et quand on leur fait confiance. Il faut savoir gouverner avec la moyenne et ne pas se plaindre de ses collaborateurs, il n'y a pas de mauvais soldats, il n'y a que de mauvais généraux. J'ai adoré embarquer une organisation complexe vers plus de fluidité et d’efficacité grâce à la cohésion interne, à la confiance mutuelle, à la résolution des conflits et au droit à l'erreur. Le management est un métier qui s’apprend contrairement aux idées reçues qui conduisent parfois à nommer manager un expert qui a bien réussi dans sa filière en pensant qu’il va être visité par le Dieu du management.

Comment est né ce projet ?

Depuis mes 15, 20 ans, j'ai toujours rêvé d'un lieu. Avec ma troupe, on en rêvait sans cesse. J’ai pu réaliser ce rêve quand mes enfants ont été grands : trois enfants, des fonctions exigeantes, le théâtre à côté et quand même un peu de temps pour moi, je n’avais pas beaucoup le temps de penser à autre chose. Arrivée à un âge où l'on se dit qu'on n'a jamais entrepris, qu'on a de l'énergie et de l'expérience, pourquoi ne pas réaliser ce rêve d'adolescente ? J'avais navigué non loin de ce monde, côtoyé beaucoup d'artistes, joué dans beaucoup d'endroits ; ça ne me paraissait pas impossible. J'ai une nature assez audacieuse et confiante. Le déclic est aussi venu du fait que ma troupe approchait des trente ans, avait peut-être fait son chemin. Je me demandais ce qui se passerait s'il n'y avait plus de spectacle dans ma vie.

Comment as-tu trouvé le Théâtre Raspail ? Il était abandonné ?

C'est une autre histoire. Je l’ai trouvé, en cherchant, en suivant patiemment des pistes possibles. Il n'était pas abandonné : c'était un lieu associatif appartenant à Orange, géré par des associations de ce groupe et de La Poste. On y organisait un ciné-club, des lectures, on y donnait des pièces de théâtre, des show cases… J'y avais moi-même joué en 2017 au profit d’une association, sans même m'en souvenir. C'est en discutant avec des gens du quartier que j'ai fini par comprendre, après des mois, qu'Orange en était propriétaire.

Orange, qui était ton premier employeur...

Très curieusement, oui, un pur hasard. Mais on dit qu'il n'y a pas de hasard, n’est-ce pas, seulement des rendez-vous. Je me suis retrouvée un jour à la direction immobilière d'Orange pour enquêter sur ce qui allait advenir de ce théâtre.

Ils étaient vendeurs ?

Ils n'étaient rien en particulier. Le lieu avait simplement atteint un tel niveau de vétusté qu'il ne pouvait plus être exploité sans d’importants travaux, et Orange ne pouvait plus s’en occuper. Ça a pris quelques mois de négociation en 2021, puis trois années de conception et de recherche de financements avant de commencer les travaux en 2025.

Tu l'as acquis sur la base d'un apport personnel, d'un emprunt et d'aides publiques ?

Oui, ça été long à obtenir, rien n’est venu tout seul : il a fallu convaincre des banquiers qui voient rarement arriver les projets culturels avec beaucoup d’enthousiasme. Des aides publiques existent, heureusement, pour rendre possible un tel projet mais, pour les obtenir, il faut défendre un projet crédible et respecter des règles, qu’il s’agisse de la dimension patrimoniale – la salle est inscrite au titre des Monuments Historiques – ou culturelle. J’ai également rencontré des difficultés techniques importantes, car ce lieu ancien n'était pas pensé pour être ventilé, climatisé, sécurisé, insonorisé. D'où des travaux lourds, avec un cabinet d'architectes spécialisé dans le patrimoine, soumis à des règles strictes. Trois ans de préparation, jusqu'en mars 2025, puis les travaux eux-mêmes, de mars 2025 à mai 2026.

Quel était le budget des travaux ?

Très important, à peu près le montant de l'emprunt, deux millions d'euros.

Le modèle économique du théâtre consiste donc à rembourser cet emprunt ?

Oui bien sûr : en comptant sur plusieurs lignes d’activités : l’activité culturelle, l’activité de location d’espaces et celle du bar en appoint. C'est un modèle classique de théâtre privé, qui a besoin de consolider ses recettes de billetterie par des ressources annexes. Nous sommes un lieu Art Déco « premium », bien situé, qui semble déjà séduire les spectateurs pour les représentations et les entreprises pour leurs événements.

Qu'est-ce qui te fait y croire, et comment as-tu convaincu ?

Pour conduire un projet comme celui-là, il faut être à la fois conscient et inconscient. Conscient, parce que c’est très concret, rigoureux, avec beaucoup de dimensions à piloter en parallèle. Inconscient, parce que si on imaginait les difficultés qu’on va rencontrer on ne se lancerait jamais. Parfois les difficultés sont si énormes que, rationnellement, il est peu probable de trouver une solution. Et puis en y croyant fort, soudain on voit une lumière au bout du tunnel.

Est-ce qu'il y a eu des moments où tu as voulu arrêter ?

Pas longtemps. Dans ces moments-là, je repense à l'impulsion initiale : créer de la beauté, du lien, de l'émotion, relier les gens entre eux. Une forme d'envie de sens, comme diraient les jeunes aujourd'hui. Aussi je suis motivée par l’idée de créer quelque chose qui vient de moi. Quand on est salarié, on a beau faire des choses remarquables, tout finit par être oublié. Les postes que j’ai occupés sont aujourd’hui dirigés par le successeur de mon successeur et mes réalisations se sont dilués dans l’océan de l’oubli. Ici, à Raspail, j'ai produit un écrin Art Déco d’une grande beauté que personne ne pourra m'enlever. J’espère que ça va marcher, mais quel que soit son avenir, c’est moi qui aurais fait renaitre ce lieu.

Tu as, quelque part, ton destin entre les mains.

Oui, si ça ne marche pas, je ne m'en prends qu'à moi-même. Et non, parce que, comme dans tout, il y a un facteur chance, les rencontres avec les professionnels, la réaction des spectateurs du quartier, ce n’est pas une activité complètement déterministe, surtout au début. Mais ce secteur fait partie de ceux qui vont durer car, dans un monde violent où l’irréalité et la distance deviennent la norme, le spectacle vivant rapproche, procure de la joie et s’incarne profondément dans le réel. C'est à ça que je me raccroche quand je suis fatiguée : j'entre dans la salle, je regarde le spectacle, ou j'échange avec les spectateurs à la sortie. Ils sont très encourageants, ce n'est pas tous les jours qu'un nouveau théâtre ouvre.

En quoi tes expériences précédentes t'ont préparée à faire cela ?

Je n'aurais jamais pu réussir ce projet sans tout ce que j'avais fait avant. On n’obtient pas des subventions sans avoir appris à être crédible sur un projet, on ne négocie pas un emprunt sans avoir construit auparavant des business plans exigeants sur des projets complexes. La comptabilité, les démarches, les dizaines de rendez-vous difficiles avec les bureaux d'études et les cabinets d'architectes, les réunions de chantier hebdomadaires : il fallait une expérience et une autorité solide… surtout quand on est une femme. J'aurais été broyée sans ce socle financier, technique, administratif et humain accumulé au fil des années.

Par rapport à l'équipe : tu en as dirigé de très grandes, celle du Studio Raspail est plus réduite. Comment l'as-tu choisie, et qu'est-ce qui compte le plus pour toi chez les gens qui travaillent avec toi ?

Un certain équilibre entre l’engagement et la compétence technique. Dans une grande équipe, on peut avoir des experts d'un côté et des généralistes de l’autre qui sont capables de piloter l’activité. Dans une petite équipe, c'est plus difficile, parce qu'on fait un peu de tout : je cherche donc des personnes polyvalentes, qui ne restent pas figées dans un seul rôle et sont capable de se réinventer.

Comment arrives-tu, dans cette période d'ouverture très intense, à continuer d'insuffler de l'énergie à l'équipe ?

Ce n'est pas simple, je fais de mon mieux, sans avoir toujours le temps de m’occuper des personnes. C'est une période fatigante, où il m'arrive d'être négative et un chef négatif c’est nul ! Quand je vois tout ce que je porte aujourd'hui, je mesure à quel point mes nombreux collaborateurs ont travaillé pour moi, combien leur tâche a dû parfois être lourde. Je n'étais pas autoritaire, mais sûrement exigeante, ils se sont dépassés non pas pour moi, mais pour ce que je leur inspirais. Avec une petite équipe aujourd’hui, il faut travailler différemment, accepter d’être en retard sur certaines choses, ne plus tout contrôler. Tout le monde se dépasse !

Sur la programmation, qu'avais-tu envie de faire ?

J'ai eu envie de choses variées, car c'est une salle qui se prête à beaucoup de formats : théâtre, musique, théâtre musical. L'acoustique est excellente, la sonorisation pensée pour la voix, pour la musique amplifiée comme pour l'acoustique. On peut y donner de la musique classique, du jazz, de la chanson. Pour le dernier trimestre 2027 nous proposons trois catégories de spectacles : une affiche théâtrale, des concerts de jazz dans le cadre de notre partenariat « Jazz Rive Gauche » avec le Sunset ainsi que des spectacles musicaux. L’esthétique de notre salle et son atmosphère ont séduit Isabelle Adjani qui a en quelque sorte lancé la saison 2026-2027 du Studio Raspail, avec sa magnifique lecture « les Murmures de l’Ame ». Toute la programmation est à retrouver sur le site du théâtre studioraspail.com.

Quels sont les récits qui te touchent ? Y a-t-il un fil rouge dans ce que tu veux montrer au public ?

Les récits qui me touchent sont ceux qui véhiculent de l’émotion et donnent à réfléchir à travers elle. Cela peut s’exprimer dans de nombreux genres, je n’exclus rien, ni le rire, ni les larmes, ni le classique, ni le contemporain. Il faut un peu de temps pour fixer une ligne éditoriale, il faut aussi compter avec les spectateurs. En ce moment nous faisons connaissance autour d’une programmation assez variée. Une chose restera quelles que soient les orientations futures, c’est la qualité des spectacles que je souhaite toujours parfaitement ciselés, à l’image de la salle qui les accueille.

Arrives-tu, pour ton travail de programmation, à aller voir des spectacles ?

Je vais surtout écouter des lectures de pièces en création, en plus d’un passage par le Festival d’Avignon bien sûr.

Y a-t-il une œuvre récente, que tu envisages peut-être de programmer, qui t'a particulièrement marquée ?

Le Pansement Schubert, de Claire Oppert : l'histoire vraie d'une violoncelliste qui a obtenu, dans des hôpitaux, des résultats remarquables sur la qualité de vie des patients grâce à son instrument. Son récit a été adapté au théâtre avec Cristiana Relai dans le rôle de Claire oppert et Claire oppert au violoncelle. Cela commence le 5 novembre prochain et ça va être aussi bouleversant que magnifique.

Ce serait totalement à la convergence théâtre-musique.

Oui c’est un exemple de pièce de théâtre dans lequel la musique va jouer un grand rôle, ce qui est une alliance parfaite pour ma salle.

Dans le montage de ce projet, qui t'a le plus aidée au final ?

J’ai reçu beaucoup de soutiens. Des directeurs de salles, amicaux et transparents sur la construction de leur modèle. Et tous les organismes qui m'ont aidée : la direction des affaires culturelles d’Ile-de- France, le Centre national de la Musique en partenariat avec la Ville de Paris, la Région Ile-de-France.. La Fondation du Patrimoine m'a permis de candidater au Loto du patrimoine. Sans oublier les architectes, les bureaux d'études, les ouvriers, les comédiens, les auteurs, les metteurs en scène : des centaines de personnes en cinq ans.

Concernant le public, dans ta communication et tes partenariats, as-tu des cibles prioritaires ?

Je reste concentrée sur le quartier et la rive gauche, avec un public assez large en termes d'âge : plutôt jeune pour la musique, un peu plus âgé pour le théâtre selon les pièces. C'est un théâtre inséré dans son territoire, d'autant que la rive gauche offre moins de propositions que la rive droite. Nous sommes sur la ligne 4, la ligne 6, le RER B et non loin de Montparnasse : la salle peut aussi attirer le public francilien qui peut y accéder facilement.

Ce théâtre a une histoire, des gens qui passent avec leurs souvenirs. Comment as-tu intégré cela au projet ?

L'histoire du lieu compte énormément. Les visiteurs se succèdent, chacun avec sa mémoire propre. Récemment, le propriétaire du bar Le Gymnase, dont les parents tenaient déjà ce bar, est venu : enfant, il livrait les bobines du cinéma voisin et avait le droit d'entrer dans la cabine de projection. Il était très ému. Ce cinéma avait fermé dans les années 1980.

Pour finir, peux-tu me raconter l'histoire de la fondatrice de ce lieu ?

Il s’agit d’Helena Rubinstein, une entrepreneuse hors norme, qui a révolutionné le secteur des cosmétiques au début du 20ème siècle. Emigrée polonaise en Australie, naturalisée américaine, elle était aussi une grande mécène des arts et a constitué d’impressionnantes collections d'art occidental et d'art premier. Son destin l'a conduite dans le Paris de l'entre-deux-guerres, au sein de la colonie américaine qui fuyait la prohibition et le puritanisme. Le quartier Vavin où se situe le théâtre, à l'intersection des boulevards Raspail et Montparnasse, était alors le cœur battant d'une des plus grandes révolutions artistiques de l'histoire, pendant les années folles. Son mari tenait une librairie anglo-saxonne rue Delambre, elle avait un salon de beauté rue du Faubourg Saint-Honoré ; le soir, ils fréquentaient le Select, la Coupole, le Dôme, la Rotonde. Ils achetèrent un terrain au 216 boulevard Raspail pour y bâtir trois immeubles, entourant une salle de spectacle au rez-de-chaussée, le petit théâtre des Américains, où ils donnaient quelques pièces pour leur plaisir. Après la crise de 1929, la colonie américaine s'est dispersée, mais les artistes sont restés : ce fut sa première demeure parisienne.

Le théâtre est inscrit au titre des Monuments Historiques, je l’ai fait rénover dans l’esprit Art Déco de sa fondatrice. Il y a de nombreux clins d’œil à l’esthétique d’Helena : la salle principale avec ses fauteuils en cuir ivoire, son bois acajou, ses murs roses et son rideau rose poudre rappelle les couleurs du poudrier d’une élégante, tandis que le jaune citrine et le prune qui sont les couleurs du hall étaient des couleurs qu’elle affectionnait particulièrement.

Ce lieu est l’empreinte à Montparnasse d’une époque très joyeuse et d’une femme qui a passé sa vie à célébrer la Beauté sous toutes ses formes. C’est sur cette fréquence que nous souhaitons vibrer au Studio Raspail

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